Je pourrais d'emblée dire son prénom, ses mensurations et une note pour ses plaisanteries toujours plus rigolotes, mais je ne le fais pas. En fait, contrairement à Elle, je ne dis pas trop les choses. Je ne mesure pas les choses que je ressens. Je ne dis pas que telle personne est plus importante qu'une autre pour moi. Je ne le dis pas mais je le ressens. Par exemple, là je la regarde et elle me fait rire. Elle veut se coucher. Je la prends sur mes genoux. Ah non, elle s'affale sur le bureau et ne vient pas sur mes genoux. Dommage. Magali, viens sur mes genoux. Voilà. Et Elle rigole maintenant. Son rire si joli. Joli ? En fait, c'est un euphémisme. Il n'est pas joli, il est un peu moche. Je ne demanderai pas à la personne qui vient de passer derrière moi ce qu'elle pense de son rire, cela risquerait de mal finir. Mais de tout cela, on s'en fout. Ce qui est important, c'est qu'Elle et moi, on s'aime. C'est ça qui est important, pas que son rire joli soit moche, non, juste qu'on puisse se dire je t'aime. Magali, je t'aime. T'as pété, tu viens de le dire, alors que je viens de te dire que je t'aime. Et bien je n'ai qu'une chose à ajouter : ton rire est moche et tu sens pas bon parfois. J'aime bien tes bisous, j'aime bien ta peau, j'aime ton odeur, j'aime tes fesses oui, j'aime tout ce qui est toi, tout ce qui est nous, pas tout ce qui est moi, juste ce qui de moi est un peu à toi. Je t'aime toi, et je dis n'importe quoi parce que je t'aime toi et je crois que je n'ai jamais écris aussi vite de ma vie que je suis en train de le faire maintenant, les yeux fermés tout contre toi. C'est diablement confortable. Je suis la tête posée sur le sein gauche de ma sainte. Magali, j'aime tes seins aussi. Et vue l'heure qu'il est, tu me pardonneras d'être si bas. Je vais le poster ce truc, même si tu n'en crois rien.