Ça y est. Mon coeur bat tellement fort qu'il résonne dans toute ma chambre. Il accompagne tout mon corps par ses pulsations. C'est très désagréable comme sensation. C'est même assourdissant.

Demain j'entame ma première journée de partiels, en commençant, non sans ironie, par de l'anatomie. Tant mieux, l'épreuve ne dure que 30 minutes, suffisamment de temps pour interroger sur tout le programme, pas assez de temps pour répondre aux 30 questions. Quoique, mon cours, je le connais. Puis viendra la physique l'après-midi, suivi par, le lendemain, biologie et chimie. J'ai travaillé tout le semestre, à mon rythme, rythme assez soutenu pour envisager mes partiels dans de plutôt pas trop mauvaises conditions. Mais c'est toujours pareil, on n'en sait jamais assez : j'aurais du faire ci, j'aurais du faire ça, ah et puis ça aussi. Ce sont ces pensées qui battent la mesure pour mon coeur. Aussi, on appelle ça le stress. Mais bon c'est moins joli.

Cela étant, il n'y a pas que ça qui me fait vivre. Il y a la nouvelle année qui commence, l'année double zéro sept, rien que ça. Une année placée sous le signe de l'émancipation, à tous les niveaux. Personnel, avec des études qui me plaisent vraiment, et un projet qui, je pense, se dessine très petit à petit ; mais aussi avec des amis, que je redécouvre pour certains, et que je découvre tout simplement, pour d'autres. Familial aussi, avec l'acquisition d'un petit coin de montagne, un vrai dream-come-true.

En clair, j'ai un devoir cette année : avoir tous les jours à l'esprit que j'ai de la chance, et que j'ai une belle vie. Cela dit, comme je me le suis fais redire ce week-end, faut que je trace mon chemin.