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5 ansil y a

Trop envahi. Besoin d'arrêter, de ralentir
par Sunshine, aucune réaction

Pour faire simple, et parce que je n'ai pas le temps, je vais aller droit au but.

Après deux ans d'activité, je n'éprouve plus la même chose que le premier jour où j'ai commencé ce blog. Je l'ai toujours aimé, je n'ai jamais cessé de le faire évoluer. Techniquement, j'ai démarré avec DotClear 1.2.3 (si mes souvenirs sont bons), et jusqu'à la 1.2.6 j'ai toujours trouvé de nouveaux plugins à utiliser, toujours été enthousiaste à les modifier pour qu'ils s'intègrent au mieux dans le blog, les uns avec les autres, dans le design que j'ai fais et refais. Le design, d'ailleurs, j'y ai passé un temps fou. Mais j'ai toujours aboutis à ce que je voulais. C'était pour moi l'essentiel.

Aujourd'hui, le blog présente des pages blanches à certains rechargement de page, pendant des durées variables (anecdotique). Je constate qu'il y a toujours des petits bugs par ci par là. Et s'il ne s'agit pas de bug, c'est le design qui me plaît pas. Par exemple, maintenant à gauche des titres j'ai mis le jour et la date, à la place de la petite icône de calendrier qu'il y avait depuis quelques semaines. Et bien ça, ça m'a pris comme ça, d'un coup, parce que j'en avais marre voir toujours cette même petite icône de calendrier. Mais au lieu de faire ça, j'aurais du bosser.

Bref, ce qu'il faut imaginer, c'est à quel point j'ai été envahis personnellement par ce blog. Pis, je suis intoxiqué. Et là où c'est risible, c'est que cette gêne que je réalise véritablement ce soir, en écrivant ce billet, ne porte que sur la forme. Le fond, lui, le contacte avec vous ne m'a jamais été difficile. J'ai toujours pris du plaisir à écrire mes billets puis à lire vos réactions et enfin y répondre. Mais c'est ce fichu besoin d'avoir un truc beau et qui me plaise qui m'a bouffée. Les termes que j'utilise ne sont pas vains... Ils traduisent vraiment le temps que j'ai passé à réaliser tout cela. Beaucoup trop de temps. J'ai des projets sérieux dans ma vie, et je dois m'y tenir. Je réalise que ce blog n'a jamais contribué à réaliser ces projets personnels. C'est une véritable addiction et elle vient au détriment de choses véritablement importantes pour moi.

C'est pour toutes ces pseudo-raisons que j'ai décidé de considérablement diminuer voire annuler mon rythme de mise à jour. Cela signifie que je clos toutes les réactions, en limitant la possibilité de réagir à une semaine, et que j'écrirai un billet que très occasionnellement. Aussi, j'allège considérablement le site pour des raisons de simplicité. Car je trouve que c'est trop le bordel. Et ça me permettra de faire ce que je ne fais pas dans ce billet, c'est à dire aller droit au but.

J'ai donc besoin de prendre de vrais distance par rapport au Web, car je n'arrive plus à faire la part des choses.

L'année prochaine, je ferais quelque chose de nouveaux, de mieux, de plus évolué. J'ouvre une parenthèse : faut bien le dire, DotClear 1.2 ne me convient plus, et je fais un peu une overdose. Je ferais plus light la prochaine fois, plus personnel et moins ambitieux que ce que j'ai voulu faire de ce blog. Je m'amusais à penser que j'allais faire des podcasts, que j'allais blogué partout où je trouverais une connexion wi-fi, et j'en passe. Le déphasage complet par rapport à mes obligations personnelles, relatives à mes projets vrais. Mais jusqu'à maintenant, j'ai eu mon petit lectorat fidèle et je vous remercie. J'avais lu d'ailleurs, quelqu'un écrire qu'on ne doit écrire sur un blog que pour soi. Et bien je me suis voilé la face en pensant faire cela, mais au finalement, en favorisant la forme au fond, je remarque que j'ai rarement écris pour moi. Fermez la parenthèse.

Mais avant tout cela, avant le prochain Eskimobleu, j'ai beaucoup de choses à faire et je ne dois pas me disperser. C'est peut-être "un mal pour un bien", mais quoi qu'il en soit, c'est nécessaire.

Peut-être que j'éditerai ce billet si d'autres choses me viennent en tête, j'en sais trop rien.

Et si vous voulez m'écrire, envoyez-moi un petit mail via ma boîte aux lettres.

5 ansil y a

C'est parti
par Sunshine, 4 réactions

Sept petits mois d'études effrénés commencent maintenant. C'est le moment de vérité. Pas le droit à l'erreur. Pas le droit à un quelconque égarement. Il faut le faire. Je peux le faire. Je dois le faire. Je vais le faire.

5 ansil y a

Élément de motivation
par Sunshine, 6 réactions

Chacun fait comme il peut pour y arriver, hein !

5 ansil y a

France vs. Écosse, je suis frustré
par Sunshine, 14 réactions

Battu un a zéro au match aller à Glasgow, l'Équipe de France n'avait pas trop le droit à l'erreur. Sur le papier, si, car il reste encore de nombreux matchs, mais pour leurs supporters pas question. Et cette rencontre s'est déroulée comme beaucoup d'autres de l'Equipe de France.

Comme à l'accoûtumé, on a été bons mais pas assez. C'est-à-dire que l'on garde le ballon les trois quarts du temps, on le fait tourner, on fait courir l'adversaire mais on n'est pas efficace devant le but. Les occasions sont fréquentes mais pas franches. Les tirs sont trop rarement cadrés. Mais l'adversaire est peu dangereux.

Puis viens l'Occasion. C'est le quasi unique tir cadré de l'équipe adverse. Ce tir cadré qui, pis, finit au fond des filets. C'est donc la quasi unique action de but qui fait chavirer le match. Comme d'habitude. En l'occurence là, c'était Fadden qui a fait une énorme frappe d'au moins trente mètres face à laquelle la claquette de Landreau fut trop juste. Comme d'haaaab…

Et là, en grand supporter de cette équipe, j'y crois et mon cœur s'emballe. La dernière demi-heure fut grouillante d'actions, toutes moins concluantes les unes que les autres…

…Jusqu'au coup de sifflet final et les Écossais exultant (un à zéro) et moi bien déçu par ce qui fut finalement un match moyen classique de l'équipe nationale.

5 ansil y a

Notre regard est figé
par Sunshine, 7 réactions

Bonsoir, nous sommes aujourd’hui le mardi onze septembre 2007, soit exactement six ans après les attentats qui frappèrent la ville de New York et à l’issu desquels plus de trois milles vies furent ôtées.

Je me souviens parfaitement des circonstances de ces événements pour moi. Je rentrais de l’école, maman était venue me chercher comme elle le faisait si souvent. Elle était en larme. Ses mots ne furent pas équivoques : l’amérique est détruite. Immédiatement, je ne compris pas. Très vite elle m’expliqua que deux boings s’étaient encastrés dans les tours jumelles du World Trade Center quelques minutes plus tôt. Alors je n’osais imaginé ce que j’allais voir à la télévision… Des images d’horreur, l’horreur venue des plus profondes convictions de fanatiques religieux. Cette horreur qui tue, ce fanatisme qui annihile. Au-delà de l’électrochoc causé par la vision répétée des boules de feus qui frappaient Manhattan, je pensais aux personnes qui étaient dans les tours. Chacune a été assassinée. Certaines, aux étages contigus au choc des avions, n’ont pas eu le temps de souffrir. Elles sont mortes sur le coup, sans nul doute. D’autres personnes étaient alors prisonnières, devant nous, devant le monde entier, figé devant son poste. Les caméras du monde entier étaient alors rassemblées, pour immortaliser ce qui a été le plus gros assassinat perpétré en direct, live. Et personne n’a rien pu faire pour éviter cela. Rien n’a été fait pour empêcher cela d’arriver. C’est arrivé, ce fut affreux, et ce fut alors la guerre ouverte qui débuta. Une guerre contre qui ? D’un côté, un pouvoir qui se positionne en victime aux yeux du monde, de l’autre, les agresseurs, ceux qu’il faut éliminer des yeux du monde. Mais dans cette histoire, les rôles n’ont pas été aussi simplement distribués qu’ils semblent apparaître aujourd’hui. Dans cette histoire, ces victimes ont été agresseurs et leurs agresseurs ont été agressés. Pire, ces victimes ont façonnés leurs propres agresseurs. Peut-être étaient-ils trop forts aux yeux du monde qu’il leur a fallu un ennemi, un contre qui s’opposer, une lutte d’un Bien contre un Mal entièrement fabriqué.

Et si les hommes étaient là uniquement pour s’entretuer ? Pour l’instant, on ne peut pas nier que cette idée n’a jamais germé dans nos têtes. On a pu voir à d’innombrables reprises que cette hypothèse est censée, mieux, qu’elle peut être vérifiée.

Pourtant, je suis là, chez moi, devant mon ordinateur à écrire ces mots. Alors même qu’à l’autre bout du monde, certains arrachent la vie à d’autres, dans la plus parfaite impunité. Ils tuent sans scrupule. Quand bien même ils auraient des scrupules, leur acte même de tuer annulerait tout de leur humanité. On tue et je suis étranger de cela, moi ainsi que mon entourage, proche ou très éloigné. La bulle dans laquelle nous vivons nous place à l’opposé de l’horreur qui fait le quotidien de millions de gens. Mais ces personnes ont vu le jour pour la première fois avec toute l’innocence qui caractérise le nouveau né. Elles n’ont rien demandé, à personne, et pourtant, elles meurent. Et si chacun se bougeait pour son homologue de l’autre bout du monde qui n’a pas sa chance ? Vivrait-on mieux ? Je m’attache à y croire. En tout cas, j’essaierai d’appliquer cela. C’est peut-être con à dire mais c’est aussi pour ça que j’ai choisis de devenir médecin.

Putain quelle sinistre monde inique où nos yeux restent trop longtemps fermés.