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2 ansil y a

Micro blogging en altitude
par Sunshine, 4 réactions

Suivez mes aventures sur de freerider un peu geek et très amoureux !

Ou bien ne les suivez pas, c'est vous qui voyez. Sachez toutefois que je pars en Savoie pour deux semaines de bonheur et de glisse.

3 ansil y a

Trois mois d'ouf
par Sunshine, 16 réactions

Dès le 9 mai soit deux jours après mes partiels, je partais pour la Savoie, à Brides-les-Bains. Un job d'été, me disais-je ! C'était bien plus que ça… :)

La principale activité était bien sûr de rénover notre immense maison nouvellement achetée. Et il y en avait, du boulot ! Mais c'était dérisoire : pas une minute ne passait sans que je songe au bonheur qui nous attend à la montagne, à ma famille, mes amis et moi. Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, des qui sont rémunérés à rénover leur propre maison ? J'ai beaucoup de chance, en tout point, depuis toujours.

Il m'a fallut quelques semaines, tout de même, pour trouver mes marques dans la vie de chantier, avec des hommes dont c'est le travail quotidien. Mais ça en valait la peine, tant j'ai passé de bons moments et appris de choses.

Effectivement, j'ose dire qu'aujourd'hui, je saurai — à peu près — faire des travaux de toute sorte dans une maison, que ce soit électricité, maçonnerie et autres travaux de finitions comme poser le parquet et les plinthes (putain c'est chiant ça, surtout en fin de journée, hein Seb). D'ailleurs ma soeur se profile déjà comme ma future première cliente. Eh ouais !

Mais après l'effort, le réconfort, hein ! Avec l'arrivée de Manu, un bon ami de Christophe, boulanger de profession, on a pu se détendre davantage le soir. Au point que tous les soirs on sortait, entre bar :heart: et discothèque (que j'affectionne moins), et une seule fois le casino. J'ai claqué 45 € pour la première et sans doute la dernière fois ! Parce que moi, imaginer qu'au septième lancé de boule, selon l'angle d'approche de celle-ci sur la roulette et en tenant compte de la force et la direction du vent et du sourire en coin (ou non) du croupier, je vais pouvoir dire si elle s'arrêtera sur le noir ou le 8, je sais pas faire ! Manu, sincèrement, j'ai pourtant donner du mien (45€ quand même, merde!) rien n'y fait, c'est pas un truc pour moi. :D

Aussi (je passe du cokalane…), j'ai pris dans la gueule ma première bourre. Je me sentais si péteux le lendemain… En fait avec le patron et son petit cousin — enfin petit, ce n'est que formel, car il est bien massif le jeunot — nous sommes sortis en boîte (au Cythère exactement), et avons bu une bouteille de Vodka à trois. Enfin ça aussi, ce n'est pas très juste… En fait, Christophe dansait — gesticulait semble convenir davantage, ^^ — et Yoann et moi parlions. Et comme ce-dernier n'affectionne pas particulièrement le Vodka-Pomme, et bien je me suis sucré la bouteille dans sa bonne moitié. Résultat, le lendemain matin ai-je été réveillé par… mes parents, et sorti de mon lit tout coulant. Ah là je me suis senti merdique. J'avais vomis dans la nuit, dans le sommeil. En y repensant, je ne souris même pas tellement je me sentais couillon. Je n'avais pas mal à la tête, seulement au bide. Mais c'était surtout que je voulais me faire tout petit et que la journée, à peine entamée, finisse au plus vite, pour oublier. Mais pas question d'oublier… Car dans la demi-heure qui suivait, au moment du petit déjeuné, mon néo-pote Yoann, collègue de chantier, fait un malaise avec perte de connaissance, pour ne pas dire une crise d'épilepsie. Et là ça virait un peu au cauchemar. Heureusement, mon père (toubib, présent avec ma mère pour deux jours, en visite sur le chantier) et Christophe ont pu s'occuper de lui immédiatement, en attendant l'arrivée des pompiers. J'ai du mal à formuler mon état d'esprit à ce moment… J'étais inquiet d'une part, ému en voyant toutes ces personnes auprès de Yoann déboussolé, et furieux de ma bêtise de la veille, d'avoir trop bu et fait boire autrui. Ajouté à tout cela la fatigue d'un travail physique, à raison d'une dizaine d'heures par jour 6j/7, les nerfs ont lâché et j'en ai pleuré. Heureusement, pour Yoann ce n'était pas grave. Il s'est quand même luxé l'épaule gauche en chutant lors de la crise, ce qui l'a empêché de poursuivre les travaux avec nous. Il en était mal, et je le comprenais tant il est bosseur, plein d'abnégation dans son travail, donc pour ma maison en l'occurrence. Pour ma part, il m'a fallu quelques jours pour me remettre complètement de cette journée de trop.

Et puis la semaine suivante (on se situe maintenant autour du 5 août), mes parents, mon frère et ma sœur nous ont rejoins. Et là, on a pu lâcher du lest. D'autant qu'on approchait vraiment de la fin des travaux, les finitions rendant le tout toujours plus beau. À ce propos, j'ai pris quelques photos avant de partir, qui illustrent bien la beauté de notre Villa Cottage.

D'ailleurs, avec ma petite famille, Christophe (boss) et Seb (j'savais qu'il était doué, mais à c'point là), nous sommes montés à Méribel, La Chaudanne, à l'occasion de la braderie des commerçants, le 15 de ce mois. J'avais en tête, depuis quelques semaines, de m'offrir des fixations (bindings) et des chaussures (boots) de snowboard, pour rafraîchir un peu mon matériel. Aussi je m'étais dis que j'achèterai une nouvelle planche (board) cette hiver. Et bien les sirènes chantant si fort, j'ai cédé à la tentation et je me suis acheté le tout, bindings, boots et board. Et pour le coup, je me suis fait un beau cadeau ! J'ai pu me l'offrir grâce à mon travail. Et ça, j'en suis fier. J'ai choisis, sous les conseils forts aimables du vendeur de Oxygene Boardshop de Méribel, la Burton Uninc 160 de cette année, avec des Burton Mission en bindings, et des Nitro comme boots. Un pur bonheur. Le tout est orienté freestyle, pour un programme en backcountry et flat (pour ma part), moins en jib (j'aime moins). La Uninc est une board pro-model, c'est à dire conçu par les pro, pour les pro, hahahaha. Elle reste quand même assez polyvalente. En gros, elle cartonne et j'ai trop hâte de l'essayer. :D

Trois mois très enrichissants sont temporellement derrière moi mais ils m'ont permis d'aller de l'avant et m'ont appris beaucoup de choses, tant sur le plan matériel (travaux dans une maison etc) que sur le plan humain, où j'ai pu rencontrer de nouvelles personnes, qui m'ont chacun apporté un petit truc.

Mais d'abord, avant tout ça, je vais préparer ma rentrée pour pa P12, car quand faut y aller, faut y aller. C'est puissant comme phrase, surtout quand on l'écrit.

3 ansil y a

Soooooon
par Sunshine, 8 réactions

BIENTÔT FINI L'CHANTIEEEEEER !*

*Back from Brides, je reprends place dans l'igloo avec plein de bonnes choses (z'avez qu'à voir la liste des mots-clés de ce billet) !

À toute.

3 ansil y a

Pause
par Sunshine, 3 réactions

Une pause de quinze jours pour reprendre mon souffle, j'en avais bien besoin !

Me revoilà donc dans mon premier chez moi, depuis hier, avec tout plein de choses à faire. Parmi ces choses, allez chez ma soeur, planifier mon permis de conduire, acheter quelques petites choses, chercher mes résultats du concours. Ça, c'est normalement pour vendredi 29.

Pour ce qui est de la maison de Brides, les travaux avancent et seront finis, normalement bis, fin juillet. Avec ma mère et mon frère nous avons choisis notre lit, un futon sur tatamis pour moi, comme j'ai quasiment toujours eu. Déjà pas mal, non !? Aussi avec mon père, on projette de louer un camion pour déménager quelques meubles et transporter les lits, pour fin juillet. C'est super :)

Et en prime, une vue de la maison, dans toute sa grandeur, surplombant le torrent.

3 ansil y a

Quelques photos
par Sunshine, 11 réactions

Juste un mot pour dire que j'ai mis de nouvelles photos dans la galerie, que j'ai rangée.

C'est tout !

Qu'est-ce qu'il est bon mon kir :rolleyes:

3 ansil y a

Faisons le point
par Sunshine, 10 réactions

Après un break de dix jours pendant lesquels j'ai flâné dans mon premier chez moi, voilà une semaine qui se termine à Brides pour les travaux. Ce qui est bien, là, c'est que nous ne sommes plus trois présents sur le chantier, ni même quatre, mais bien cinq paires de bras prêtes à en découdre.

Yohan et Sébastien, respectivement cousin et frère du patron sont donc là pour nous prêter main forte. L'ambiance est bonne — même si les points de vue de certains sur la société me montent sévèrement au nez — l'essentiel est que chacun est prêt à aider l'autre.

Aujourd'hui, dimanche 10 juin, jour de repos pour tout le monde. L'occasion pour moi de dévoiler quelques photos de l'avancement des travaux. Non sans flemme et pour des raisons purement pratique, j'ai mis en place une galerie contenant toutes les photos que j'ai prises de mon séjour, jusqu'à aujourd'hui, inclus ^^. C'est un peu fouillis, mais en regardant de près, on s'y retrouve facilement.

Vous pourrez voir que quelques fenêtres ont déjà été remplacées (près de la moitié, soit une dizaine) ; que le dernier étage est presque totalement plaqué ; qu'il fait magnifiquement beau ; et qu'il me tarde de reprendre le travail dès demain ! :D

3 ansil y a

Oh hisse !
par Sunshine, 14 réactions

Ah... Je suis bien là, devant mon ordinateur, presque allongé sur mon lit...

Aujourd'hui était une rude journée. Au deuxième étage, la future chambre des parents et une autre chambre. Au sol de ce deuxième étage, il restait des lattes de bois clouées sur des poutrelles, elles mêmes clouées. Sur tout cela reposait jusqu'à il y a quelques semaines, de la moquette. Bon, voilà le décor... Le problème, c'est que rien n'était droit ! Ce sol était bombé à certains endroits, creusés à d'autres, un travail de sagouin avait été fait à l'époque. Alors on a décidé de couler une chape de béton allégé pour pouvoir poser, ensuite, un nouveau parquet, le tout au niveau. On doit donc arracher ces lattes de bois pour se retrouver sur le vrai sol, à hauteur de la charpente. Non contente de n'être pas droite, ces lattes de bois cachaient des centaines de kilos de gravats. Ainsi, entre ces lattes et le sol de la charpente, c'est-à-dire sur toute la hauteur des poutrelles clouées qui tenaient ces lattes de bois, on a pu trouver des cailloux, des morceaux de bois, des confettis et même des journaux de 1974, le tout joyeusement mêlé dans une fine poussière. L'horreur, croyez-moi.

Déjà, arracher toutes les lattes de bois, leurs poutrelles de fixation à l'aide du pied de biche n'est pas une mince affaire (c'est vraiment physique, j'y suis allé vraiment bourrinnement) mais alors ramasser tous les gravats lamentablement laissé là, c'est encore pire. Souviens-toi, ça se passe au dernier étage, hein, et un seau remplis de ces gravats pèse bien vingt kilos. Heureusement, on a un treuil fixé au balcon qui permet de descendre les seaux que le collègue s'empresse de vider puis de refixer seau, vide. Pour faire court, on a rempli 40 sacs de gravats. Dans chaque sac de gravats, on a mis deux seaux de gravats. Cela nous amène à plus d'une tonne et demi de gravats portée dans la journée. Eh, quand je disais que c'était physique, tu me crois maintenant ?!

Mais je ne me plains pas. La satisfaction du travail fini annule toute peine et mauvaise pensée de la journée. Ajouté à cela un litre et demi de l'eau de la source, puis la douche prise dans la nouvelle douche du sous-sol, un vraie douche maintenant, plus une baignoire dégueux, mélange le tout et tu obtiens un Jelle tout neuf et tout content, et qui sourit en écrivant ces lignes.

Là Astrit joue au Sudoku en chantonnant — il est surement content du travail fini, lui aussi — et moi je me suis lancé Leave Melody Counting Fear de l'album Serart de Serj Tankian. Je l'aurais bien partagée avec toi, mais je n'en ai pas les moyens techniques actuellement. Daisolay...

Allez, un bisou. ^^

3 ansil y a

Aïe !
par Sunshine, 1 réaction

J'ai les bras en feu, mais j'ai bien avancé. J'ai viré toute la toile de verre qui tapissait les murs du salon, toile sur laquelle la peinture blanche avait été appliquée. Cette toile permet d'avoir un mur bien lisse avant d'attaquer la peinture murale. Comme nous on refait toute la peinture, donc j'ai dû l'enlever. Ce que j'avais négligé, c'est le mot "verre" dans toile de verre... Dès lors qu'on commence à arracher ce tamis, une fine poussière hyper irritante s'élance et flotte dans l'air. Alors évidemment, en ticheurte, il ne me restait que mes yeux pour pleurer. Mais attention à ne pas trop les frotter, les yeux ! Mais après la douche, ça allait mieux. Fallait juste ramasser les trois litres de sang perdu au niveau de mes bras tuméfiés, mais ça, c'est du détail.

Alors après ça, j'ai mis les premières pointes d'enduit sur les vis et les coins de quelques plaques de faux-plafond, nouvellement posées. Manipuler les spatules avec l'enduit, c'est très agréable. On modèle les coins comme on veut, c'est super presque reposant. Et, pareil, dans la future cuisine, j'ai enduit les bords des niches avec l'aide de bandes armées, super travail. Je suis bien content !

Vers six heures et demi, mort (j'ai quand même bossé plus de onze heures la veille), j'ai pris ma douche et j'ai filé en ville, exténué par la poussière ambiante. J'ai alors remplis mes bouteilles de l'eau de la source, en compagnie des vieilles personnes qui viennent... Se ressourcer au sein des thermes de Brides. Bon, il pleuvait des cordes, alors j'ai cherché un parapluie. Une boutique de souvenir en vendait. J'entre avec le parapluie dans les mains, qui était un étendard devant le magasin. Alors la charmante vendeuse soupire qu'elle vend des parapluies, c'est déjà ça... Merde, j'avais l'air fin. Je devais être le dixième à acheter un parapluie, et dans la journée, elle avait du vendre... une dizaine de parapluie. La pauvre... Ouais enfin bon, à 24 euros le parapluie, pas de pitié hein, franchement.

Et me revoilà dans le café wifi de l'hôtel qui fait face à la mairie, avec un frais coca, cette fois-ci.

3 ansil y a

It's working...
par Sunshine, 2 réactions

N'allez pas croire que je souffre d'un manque d'enthousiasme pour mon activité de vacances, ciel non ! Par exemple, aujourd'hui mardi, on a commencé la journée à 8h00 pour la finir à 21h30, entrecoupée d'une heure à midi, c'est dire comme le dévouement est présent.

Chaque jour je découvre de nouveaux outils et de nouvelles techniques. Même que j'en invente, des techniques ! Un exemple se situe dans la future cuisine. Au plafond, c'est-à-dire sur les plaques de faux-plafond, on a fait 9 trous avec la scie cloche, séparés d'un mètre sur la longueur et de 82 cm sur la largeur. Le souci c'est qu'on a fait une erreur de mesure et que 2 trous se sont retrouvés espacés de 103 centimètres, au lieu de 100. Au passage, heureusement que j'ai décelé cette erreur à ce stade des travaux sur les murs, car décelée après la peinture, cela aurait été plus problématique. Bref, il fallait résoudre le problème. J'ai donc agrandi le trou pour le positionner à 100 centimètres de l'autre. Ensuite j'ai rebouché l'ancien trou avec un morceau de plaque issu de l'action de la scie cloche. Pour rappel, la scie cloche permet de couper un disque dans un matériaux, pour pouvoir poser des lampes au plafond, par exemple. J'ai fixé un petit raille sur le morceau de disque préalablement coupé, je l'ai ensuite glissé dans le trou de la plaque, puis j'ai vissé le raille au faux-plafond. C'est tout bon : du costaud et le trou à un mètre pile. J'étais content de moi, je ne me le cache pas ! — pour celles et ceux qui n'ont rien compris, c'est normal, je suis un peu claqué, pour les autres, n'hésitez pas à éclairer les premiers.

Cet après-midi/soirée a été consacré(e) à la pose du carrelage dans la douche du sous-sol. C'est un chef-d'œuvre ce qu'on a fait. Je vous montrerai ça avec de jolies photos, promis !

L'heure est au repos, je pense bien mérité, avec un peu de musique dans les oreilles pour s'endormir et mieux rêver...

P-S : en albanais, c'est Eskimezkaltër. Oui je parle l'albanais maintenant. ^^

3 ansil y a

J+3
par Sunshine, 2 réactions

Après trois jours de travail, les premières courbatures apparaissent. Alors faut boire de l'eau. Plein. En plus c'est de l'eau de la source, c'est un délice. Imaginez, tous les matins et tous les soirs, une cinquantaine de personnes qui se suivent à la fontaine de la source pour remplir leur bouteille ou simplement pour déguster cette eau si particulière ! Très sympa. Bon, y a aussi les gens un peu à l'ouest, qui savent pas trop... Tout à l'heure, entre deux lattes de bois à arracher du sol du dernier étage, en vue de faire une chape de béton allégé, je suis allé remplir une bouteille de l'eau de la source. En la remplissant, un vieil homme m'aborde et me demande si l'eau est potable, disant que sans doute, vu que je venais d'en boire. Alors de me vanter "eh comment monsieur ! Et elle arrive tout droit de la source !". OOooh qu'il fit. Savoureux moment. Ben oui, après tout je ne suis plus un touriste dans cette ville !

J'ai donc quelques courbatures, peut-être à force de trop bloguer. D'ailleurs là je suis accoudé au bar d'un café bridois. Je paie deux euros pour une heure de connexion wifi. Dans mon calcul qui vise à ne pas payer de connexion supplémentaire dont je faisais part dans le billet précédent, je suis perdant, mais je m'en fous ! Avec un bon kir, une jolie serveuse, je ne suis que gagnant. :laugh:

Des courbatures je disais ? Ah oui, j'ai mal au poignet droit. C'est à cause de ce lino à la con dans le sous-sol... Le truc est tellement bien collé que je dois y aller au marteau et au burin pour le retirer. C'est effroyable ! Car même avec ça, je lutte. J'ai une sorte de burin très aiguisé, et j'utilise une masse pour taper. Le souci est que je dois me déplacer à mesure que j'enlève cette couche plastique merdique. Résultat, comme je bouge suis amené à taper dans différentes positions, mon poignet en prend un coup !

En dépit de l'effort physique, je suis impatient de poursuivre les travaux et les tâches qui me sont soumises. Ça va être tellement beau ! Quel plaisir de voir les salles prendre forme petit à petit... Ce qui est super aussi, dans ce travail, c'est l'esprit d'équipe. Besoin d'un truc ? Bouge-pas, j'y vais. Faire tel enduit pour tel mur ? Ok je m'en occupe. Une bière ? Oh ça oui !

Allez je rentre. Il faut manger maintenant et mes collègues se sentent peut-être seuls sans moi. Non. Il se sentent seuls sans moi !

3 ansil y a

Deuxième jour
par Sunshine, 4 réactions

Ce qui est bien avec le métier d'ouvrier dans le bâtiment c'est que l'on peut jouir d'un haut degré de liberté. Certes on doit faire certaines choses, mais la manière de procéder dépend de nous. Et pour mener à bien les objectifs qui entrent dans le cadre d'une stratégie, on dispose de multiples techniques. J'en viens à vous dire qu'aujourd'hui j'ai appris plein de choses.

Après un levé quelque peu attristé par le froid et la pluie, nous prenons paisiblement notre petit déjeuné, dans la plus belle chambre de la maison, celle des parents. Pourquoi la plus belle ? Parce que d'abord la plus grande, évidemment. Et parce qu'avec la plus belle vue, aussi. Oh je ne critique pas hein, je me réserve secrètement une magnifique chambre, ne vous en faites pas pour moi ! Faut dire ils le méritent, c'est un peu de leur fait que cette maison est là, à nous, pour nous.

Comme prévu hier soir lors du briefing, on poursuit les travaux dans le basement. Astrit devait faire un coffrage dans l'entrée du sous-sol, ce qui lui a pris au moins deux heures. Pendant ce temps, j'ai appliqué une bandelette adhésive le long de chaque jointure de plaques de Placo, sur les murs. Puis j'ai imbibé les bandes avec de la colle à bande (Patajoint®). Ce qu'il faut savoir, c'est qu'entre deux plaques, environ cinq centimètres de part et d'autre de la jointure, il y a un renfoncement de quelques millimètres qui longe les plaques dans toute leur hauteur. Ce renfoncement offre l'espace pour placer la bandelette puis appliquer de la colle à bande le tout pour garantir un mur bien plat. Techniquement, on utilise deux spatules, une pour garder de la colle (de texture analogue à de l'enduit), l'autre pour appliquer la colle sur le mur, sans en foutre partout. Alors on s'amuse avec les spatules à faire passer d'une spatule à l'autre cette espèce de pâte...

Ensuite j'ai mis du MAP (une sorte d'enduit, là aussi) sur toutes les vis qui fixent les plaques de faux-plafond. Ça c'est fastidieux. Avec la spatule, il faut que rien ne dépasse. Toujours garder un mur lisse. Ben oui, plus tard, je ne voudrai pas avoir des bosses partout et des traces dégueux sur les murs. Et de temps en temps, un petit coup de balai sur le chantier, ça fait toujours du bien.

Puis vinrent les douze coups de midi.

Entre deux raviolis, Astrit (toujours albanais) et moi discutons de son pays. Plus précisément, je lui pose des questions sur l'histoire de l'Albanie, dont j'ignore tout. C'est très enrichissant de traiter d'un sujet avec quelqu'un de personnellement impliquer dans celui-ci. Alors j'apprends plein de choses, là aussi. Je me rends aussi compte que je suis une bille en histoire... Tout en me déculpabilisant en songeant que les Balkans ne sont pas franchement le sujet numbeur ouane vu en cours.

Et puis cet après-midi, pendant que Christophe gérait une histoire de poutre qui avait été transformée en basting vu comme elle avait été rabotée, je fais passer avec Astrit une gaine électrique dans le faux-plafond, vers les trous servant de futurs halogènes. Aussi il faut préparer les fils et les placer dans les dominos. Tout une histoire là aussi.

Le mot d'la fin

Il est bientôt onze heures, le dîner fut très sympa, on a bien rit et on a pu se mettre d'accord sur le déroulement de demain — comme si j'avais mon mot à dire —. Aussi on a discuté de ce que seront les prochaines lourdes tâche, comme ajuster le sol au dernier étage en coulant une chape ; fixer une nouvelle poutre de soutien dans le salon et j'en passe ! :)

J'ai vraiment l'impression de créer quelque chose. Les heures se suivent et l'environnement dans lequel je suis évolue. Il prend forme. Il est modelé comme nous le décidons. Avec notre mètre, notre règle, nos petits crayons, on imagine les structures, comment faire tel mur, par où faire passer tel gaine. C'est un travail complexe, à tous les sens du terme. En tout cas Je le vis pleinement, et ça me fait du bien. :)

3 ansil y a

Première journée à Brides-les-Bains
par Sunshine, 5 réactions

La veille, de fausses prémices

Je laissais entendre, dans une réaction postée hier, que le trajet fut rude. Sachez que c'est peu de le dire !

Avec le fait que je me sois couché à trois heures la veille pour me lever à six heures, le parcours fut bien physique ! Imaginez, 750km en BMW X5, en pas moins de douze heures. Comment se fait-ce ? En fait, tout se résume en une chose : la durite. Ah la durite, putain cette durite.

Entre le radiateur et le moteur il y a tout un système de conduits liquidiens dont j'ignore tout, se trouve ce qu'on appelle une durite. C'est un petit bout de tuyaux qui n'a l'air de rien a priori. A priori. Parce qu'après l'avoir usé, que du liquide de refroidissement de plus ou moins bonne qualité a fait sa vie dans son sein, il n'en est rien ! Ce petit bout de tuyau devient cauchemar éveillé. Christophe conduisant, aperçoit de la fumée à l'arrière de la voiture. Merde. Il constate qu'en fait ça vient du capot avant. Oh, merde. On s'arrête prestement et après appréciation de couillon de la mécanique que nous sommes, nous voyons que le radiateur est vide de son liquide. C'po rav, onaka l'remplir ! Ouais.

Bah non. Un tuyau, que dis-je, madame la durite avait explosé. Un trou de cinq centimètres faisait le fier, là, immobile devant nous.

Il n'était alors pas encore midi, de quoi être remorqué vers le garage renault de Crêche-sur-Saone (faute de mieux, l'assurance ne prenant pas en charge d'autre remorquage à partir de notre situation géographique). Arrivé là, pas de durite de rechange, BMW saura quoi faire ! Mais là, il était midi passé de quelques poignées de minutes… De quoi ne pas être pris en charge pas BMW. Messieurs déjeunent. Alors on attend.

On attend.

Vers quatorze heures trente, on se réveille et un mécanicien, serré dans son t-shirt laissant voir ses biceps et pectoraux surdimensionnés à toutes vous faire rougir, nous remorque vers le garage BMW de Mâcon, à dix kilomètres de là. Arrivé chez béaim, après attente — au moins une bonne demi-heure — et analyse de la voiture — au moins une bonne demi-minute — la voiture sera prête d'ici quelques jours, on vous appelle.

Après tout, c'est pas plus mal, on aura fait les trois cents derniers kilomètres en taxi. Une Citroën C5 avec : système de guidage par satellite ultra-moderne, système anti-radar, oreillette bluetooth dernière génération et… Et 138 chevaux sous le capot ! Par rapport au moteur essence de sa femme, c'est différent, il a une meilleure reprise. Eh ouais mec. Bref, il avait de l'allure le taximan. D'ailleurs dans les virages de montagne, il était plutôt rallyman. Mais j'ai pu faire un petit somme vraiment réparateur.

En arrivant, j'étais heureux de rejoindre mon futur vrai second chez moi, encore en chantier n'attendant que d'être pouponné.

Ce matin, le commencent

Levé à 7h15, j'enfile mon jean et mon sweet. La fraîcheur du matin nous stimule. Christophe est déjà levé depuis plus d'une heure et a cherché le pain, sorti sa chienne et pris une douche. J'avale ma dernière tartine confiturée, il est 8 heures. Brides-les-Bains s'éveille.

Astrit, quadragénaire albanais aux allures de serial killer mais finalement souriant et amuseur du haut de son mètre soixante-dix, et moi prenons le salon. Au programme : achever de fixer les plaques de Placo sur les railles (posés, eux, il y a quelques semaines) pour le faux plafond et faire passer les gaines d'électricité à certains endroits de celles-ci. C'est sympa à faire. Faut dire, on a de supers outils, dont une visseuse de ouf, incroyablement pratique.

On passera la matinée à cela, puis on avisera du programme de l'après-midi, avant de faire une pause, cette pause qui me permet d'écrire ce paragraphe.

Une chose me semble importante. À chaque passage d'une pièce à une autre dans ma maison, je ressens une sorte de bien-être. Je descends les escaliers qui mènent vers le salon et je vois déjà des gens autour du feu de bois, coupe de champagne à la main, et je leur dis "hey, salut, comment ça va ?". Vous voyez la scène ? Sûrement, ça fait tellement cliché. Mais bon, je suis heureux, c'est l'essentiel !

Il est 12 :54, nous prenons le soleil sur le balcon de la future chambre de mes parents, avec un bon verre. Un verre d'eau. Mais de l'eau fraîche, et de la source, esvépé.

Cet après-midi

Après un bon couscous aux deux viandes, je me rengage dans le chantier. Astrit et moi finissons le faire passer les gaines dans les tout nouveaux faux plafonds, et on utilise la scie cloche pour trouer les placo, pour y mettre des appliques. J'apprends de plus en plus à connaître l'installation de placo ainsi que les circuits électriques qui composent le salon. J'apprends aussi à connaître mon collègue de chantier, Astrit. Je me plais bien sur le chantier !

Ensuite, et cela nous aura pris tout l'après-midi, nous rejoignons Christophe, notre patron, dans le sous-sol où seront majestueusement placés hamman, balnéo et sale de bain. Ça fait un bien fou après une journée de ride dans les trois vallées ! J'en frissonne déjà, rien que d'y penser…

Dans le sous-sol, donc, même topo : placo à fixer, mais là, l'électricité n'était pas le problème numéro un. Au même titre que précédemment, où l'on devait diriger les gaines électriques au-dessus des faux plafonds et les faire passer par des trous, il s'agissait ici de diriger des conduits d'aération, à partir du caisson de VMC, placé dans les toilettes du sous-sol (et non au grenier, comme généralement). C'est donc une aération indépendante qui protègera le basement de l'humidité.

Eh bien, il est bientôt sept heures ! Et j'ai soif (comprenez : hm, j'ai envie d'un petit Ricard moi…).

Ainsi se termine la journée de boulot.

Maintenant que j'ai un peu de temps et que j'y pense, je décide d'appeler SFR pour finaliser le paramétrage de mon téléphone et de mon ordinateur pour surfer sur le web via ce dernier. Dès lors, un jeune homme fort courtois de m'annoncer que je ne peux actuellement pas naviguer sur le net, à moins d'opter pour une option gratuite (+0.1€/mn de navigation, dit compteur web) ou pour un forfait (autant de mégaoctets de téléchargés que d'euros payés, en gros). Or, je peux actuellement naviguer sur le net. J'ai 3 heures de forfait Wap ! Wap ? Web ? Eh oui, grâce à mon forfait Wap, je peux naviguer sur le Web, sans rien payer de plus. Le charmant conseiller clientèle en était étonné, ce qui, somme toute, se comprend. Alors j'hésite. Parce qu'ah oui, j'ai besoin de souscrire à un forfait pour que le conseiller m'explique et m'accompagne dans la configuration du matos. Sans ça, il n'a pas le droit. Pourtant, j'ai accès à Internet… Alors je décide de ne rien faire, de ne pas payer davantage et d'écrire sur mon ordinateur, de transférer sur mon téléphone puis d'uploader sur mon blog. Pas pratique mais bon marché, technique donc agréable à faire. Je suis content.

L'heure de la douche. Il ne reste qu'une sale de bain, toutes les autres ont été détruites pour être mieux reconstruites par nos soins. Alors on alterne. Quoi qu'on pourrait la prendre en même temps, ça ferait des économies de… Ça va pas non ?

Je ne sais pas ce que l'on va manger. Mon estomac vacille entre une blanquette de dinde, des raviolis, des pattes à la provençale, napolitaine, un couscous peut-être ? Ah non, c'était pour ce midi.

Un petit coca déjà et des crackers, ça c'est une valeur sûre ;)

3 ansil y a

Au travail ! Premiers déboires...
par Sunshine, 2 réactions

Me voilà allongé dans mon lit de fortune. Le trajet entre Paris et Brides-les-Bains a duré 12 heures. La faute à la durite... Entre le radiateur et le circuit du liquide de refroidissement, elle a explosé. J'ai pris quelques photos de ce qui s'annonce comme ma première activité professionnelle. Je vous tiens au courant, le temps pour moi de trouver un espace wifi ou de configurer mon téléphone comme modem pour mon ordinateur.

3 ansil y a

Demande d'embauche
par Sunshine, 9 réactions

Objet : demande d’embauche

le 26 avril 2007

Monsieur,

Arrivant au terme de mon année universitaire, je souhaite occuper un emploi dans votre entreprise en tant que manœuvre sans qualification pour une durée d’environ un mois, à partir du 15 mai 2007, sur votre chantier de Brides-Les-Bains.

J’espère que vous donnerez suite à ma demande.

En effet, je suis très intéressé par une première expérience dans le monde du travail et particulièrement dans ce domaine qui nous concerne tous, celui de la construction et de la rénovation.

Je suis à votre disposition pour vous communiquer tous les documents dont vous aurez besoin.

Veuillez croire, Monsieur, en l’assurance de ma considération.

Cet été, au travail !

Brides-les-Bains est une petite ville de Savoie (73) où se trouve mon futur second chez-moi... Une magnifique maison que j'ai visitée avec ma mère l'année dernière et que nous avons achetée depuis. La Savoie, c'est la montagne, l'environnement que j'aime le plus. Quel bonheur. D'ailleurs mes parents y vont demain, pour voir l'avancement des travaux. J'ai tellement de choses à dire sur ce coin de paradis.

Quelle chance quel bonheur pincez-moi quel bonheur !

Màj 28-04-07 : j'ai été embauché !