C'est fou ce que ça fait du bien d'aller au cinéma. C'est vraiment un truc que je fais trop peu. Quand j'y vais, je ressors toujours plus léger et plus serein à la fois. Voir un film au cinéma, c'est toujours un moment intense. On est allé voir X-Men 3 mercredi et Da Vinci Code le lendemain soir.
Les mutants, ah ce qu'ils m'ont fait rêver dans leur deux premiers films. Seulement là j'ai été déçu du troisième, vraiment trop court, souffrant cruellement de manque d'originalité. Pour sûr, on ne va pas voir X-Men en craignant de ne pas tout comprendre tellement l'histoire pourrait être sophistiquée, mais bon tout de même. En 1h45, on ne décolle même pas du fauteuil. Finalement, on est repu dès le premier tiers du film, tant les scènes sont téléphonées. Pire encore, les enchainements se font parfois sans cohérence. On ne prend pas le temps d'expliquer le pourquoi du comment. Non, on se limite à l'image, écouter le film en chinois n'aurait pas tellement posé de souci finalement.
Après tout je suis bon public, je vais dire qu'en 1h45 on n'est pas suffisamment plongé dans le film pour pouvoir en tirer la quintessence. Mais bon, on en ressort rêveur.
Passons à autre chose. Nous sommes allés voir Da Vinci code le lendemain. J'avais lu le livre, l'avais particulièrement apprécié et attendais donc avec plaisir la sortie de l'adaptation ciné. Je n'ai pas été déçu. Mieux encore, j'ai été ravi ! D'abord, le portage en tant que tel est génial. Toute la trame est parfaitement suivie, et on prend plaisir à voir par l'image certains points de l'histoire approfondis. Ensuite, les acteurs sont excellents, bon le fait que j'aime tout particulièrement Tom Hanks et Audrey Tautou doit jouer un petit peu dans mon jugement, mais bon c'est un régal. Et puis, finalement, on se rend compte que l'histoire écrite par Dan Brown n'est rien d'autre qu'un polar, un thriller. Certes il prend pied sur l'Histoire et l'utilise pour en faire l'objet principal de la quête policière, mais il n'en demeurre pas moins que Da Vinci Code est un polar et qu'il n'est pas plus scandaleux qu'un autre. Où est l'hérésie dans le film et dans l'histoire que Dan Brown a écrite ? Pour en voir une, une seule solution : être fanatique. Bien sûr, attribuer une descendance au petit jesus est fondamentalement hérétique pour l'Eglise, mais quel est le plus insupportable entre créer une histoire (et détourner l'Histoire) pour faire succès et le prosélitisme — religieux, faut-il le précisier — ? C'est bien le deuxième qui me fait le plus peur.
J'en profite au passage pour remercier mes concepteurs de ne pas m'avoir fait religieux. Mais comme dirait l'autre, l'important c'est ce que l'on croit.