Attente, beaux jours et psch
par Sunshine, 32 réactions
Ça fait des mois que je ne suis pas venu par ici. Deux mois que je n'ai pas écris parce que j'en n'avais pas envie. Pourtant je le trouve toujours aussi séduisant cet igloo.
Pourtant aussi, il s'est passé plein de choses dans ma vie.
D'abord des partiels qui se sont dans l'ensemble bien déroulés. Les dés sont jetés me suis-je dis le 7 mai dernier, en fin d'après-midi, en sortant de la dernière épreuve. Les vacances et l'attente des résultats, enfin tout comme l'année dernière avec un stress bien plus grand. Ce stress justement, largement canalisée par une rencontre, une découverte, ou tout simplement une confirmation... Psch psch psch dans l'oreille et miaou dans le cou...
Les dés jetés je disais ? Pas sûr. Ça craint non ? Je vous invite à cliquer sur le lien précédent avant de poursuivre.
Seulement voilà, on apprend que finalement les épreuves ne sont pas reconduites et que le concours est valide. Trois jours se sont écoulés entre l'annonce d'une reconvocation et l'annonce finale de non reconvocation. Autant de temps pour stresser. Autant de temps aussi pour se dire que finalement le croupier nous donnait une nouvelle chance de cartonner dans ces deux matières. Mais non, les jeux sont faits, riens ne va plus.
Me voilà donc de nouveau en vacances, en l'attente des résultats. Tout comme il y a 20 jours.
Des vacances que je vais déguster minutes après minutes, rayons de soleil après rayons de soleil. Au programme, je vais m'octroyer le droit de conduire, me remettre en forme, sortir, aller à la montagne, enfin dans les Alpes, travailler pour remplir des poches bien vides. Ah oui et j'ai bien envie de refaire l'eskimobleu. On verra.
J'ai des crampes aux doigts pour avoir taper cette crotte. C'est grave docteur ?
Bisou !








C'est insupportable de commencer la semaine à la va-vite et déjà ensommeillé. De toute façon c'est dans la tête que j'ai sommeil là. Je fais des exercices de biophysique et mes yeux me piquent. Pour autant je n'ai pas encore terminé, alors le lit attendra. Deux minutes avant que je ne décide d'écrire ce billet, je voyais sur un forum que certains défendent l'idée que la vie est injuste, prétextant je ne sais quoi. Je me dis que, venant d'étudiants en médecine, qui ne connaissons finalement pas grands choses de la vie, c'est un peu pousser. J'ai ce fâcheux défaut consistant à ne pas créditer les plaintes d'autrui. Est-ce de l'intolérance ? Dès que quelqu'un se plaint dans mon entourage, je ne peux m'empêcher de penser que nous avons de la chance, que nous sommes des privilégiés sur cette planète, sur ce coin du monde. Sur cette planète déjà. Parce que justement, je pense toujours que nous, jeunesse France, ne devrions jamais nous plaindre. Ce sont les gens qui souffrent vraiment à qui l'on doit laisser le peu de silence pour leur permettre de crier leurs maux. J'ai ce fâcheux défaut... Est-ce que je ne reconnais pas le malheur des autres n'ayant pas encore connu, moi-même, de malheurs ? Relativiser. J'ai ce mot qui structure ma pensée. Il faut pouvoir mobiliser son esprit pour des choses positives. Pour autant ne pas fermer les yeux sur le monde, simplement penser qu'on peut rendre ce monde meilleur qu'il n'est, avec ces petits riens de tous les jours.
Peut-être aussi que si je ne fais rien, c'est parce que c'est mieux comme ça pour moi ? Mais je ne veux pas me l'avouer. Je pense tout le temps à cela et je fais tout pour ne pas l'affronter. Je suis dans une impasse. Et pour le moment j'attends, c'est la position la plus facile, la moins courageuse...

