Tension légèrement surélevée
par Sunshine, 8 réactions
Ce soir, comme d'habitude, je fais le trajet Châtelet-Les-Halles - Torcy sur la ligne A de notre cher et tendre réseau express régional, avec, comme d'habitude, mon casque sur les oreilles et mes morceaux étoilés qui défilent dans mes oreilles.
Dans un premier temps je suis assis, comme tout le monde présent dans le train, puis arrive une femme avec un bébé dans les bras. Tout naturellement je lui cède ma place. Chouette, une bonne action accomplie, je serai certainement remercié un jour ou l'autre !
Ce jour ou l'autre en question, c'était pas le jour même. Quelques stations avant la mienne, deux personnages (sensiblement de même âge que moi) s'assoient à côté de moi, veillant diaboliquement à pouvoir me bloquer le passage si malencontreusement il me prenait l'envie de me lever et sortir du train. Mais sait-on jamais. Ils parlent fort, en arabe, je ne comprends pas. Cela dit, j'ai l'air de les faire sourire. C'est déjà ça. Oh et puis j'avais mon iPod dans la main. Pareil, naissaient de petits rictus à la vue de celui-ci.
Mon coeur battait plus vite que d'habitude.
Torcy.
Les portes s'ouvrent, je me lève et leur passe à travers, naturellement. J'arrive dehors et là un jeune homme m'aborde. Il arborait de gros gants de moto cross, vous savez avec des morceaux de plastique, surtout au niveau de la base des phalanges, là où ça peut faire mal. Il m'explique ce que j'avais ressentit, à savoir que je pouvais les intéresser. Ce qu'il me dit aussi, et que j'avais relevé, c'est qu'il a attendu que je sorte du wagon, pour sortir derrière moi, et ainsi se retrouver entre moi et les malfrats. Une sorte de garde rapprochée, vous voyez le genre. Étonnant.
Donc dans le même instant, j'ai failli être pris à parti par des rodeurs du soir, et en même temps un oeil veillait sur moi. À deux contre deux, enfin à trois contre deux (oui, je compte double, héhé), les voyous n'auraient pas fait long feu. Ça non. Peut-être que je leur ai bien plu. Peut-être ont-ils calmé leurs ardeurs en me voyant de plus près. Bah quoi ?
Quoi qu'il en soit, j'ai eu peur dans le RER, et ce pour la première fois.
Mais des scènes aussi banales que celle là, il doit y en avoir tout le temps tous les jours dans le RER. Seulement là, c'était pour moi. Presque.
Et sinon, j'ai passé une vraie super journée à la fac, c'était à la fois intéressant (pas tout, surtout l'histologie), et sympa.
Le 10 juillet mon frère et moi partions vers les USA direction l'aéroport de Dulles, tout près de Washington DC. C'est notre cousine qui nous a conduits vers le lieu de notre premier séjour de 10 jours, chez elle. C'est sympa de retrouver la famille que l'on ne voit qu'une fois par an ! Cousins, cousine, oncle et tante ricains nous ont fait un très bon accueil. Dans leur grande maison, nous dormions dans le basement et profitions le premier jour du billard. Au menu, junk food bien grasse et calorique (ci-contre, à L'academie de Cuisine). Quoi ? C'est pas ça ? Ah oui, c'était plutôt gastronomique en fait. L'oncle dirige une des 10 meilleurs écoles de cuisine des US. On a donc pu profiter de la gastronomie française, aux Etats-Unis. Logique non ? Aussi j'en profite pour dire que la France rayonne dans le monde de par sa cuisine : tous les mots un peu précis dans le domaine de la cuisine et de la restauration sont des mots français. Sympa non ?
Au programme, visite de Washington, cinéma, match de baseball et parc d'attractions Et quel parc ! Le genre de truc qui vous retourne les tripes, qui vous fait craindre la mort pendant un instant d'autant plus bref qu'intense, et qui vous fait comprendre aussi pourquoi on dit que l'obésité est un problème aux Etats-Unis, et à quel point il est handicapant d'être volumineux. Preuve en image.




